Travailler au Québec : les avantages et les inconvénients

Bureaux

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Une des premières étapes indispensables pour une expatriation sans surprises : se renseigner sur les conditions de travail du pays de destination. Nombreux expatriés partent avant tout à la recherche d’une qualité de vie meilleure mais avoir une certaine sécurité de l’emploi et des bonnes conditions de travail y participe grandement.

Je propose à travers cet article un rapide tour d’horizon pour savoir à quoi s’attendre en terme de sécurité d’emploi, horaires de travail, vacances et salaire au Québec.

Contrat de travail

En France, le CDI permet une certaine sécurité de l’emploi étant donné les contraintes de l’employeur pour se débarrasser d’un salarié. Au Canada, la période d’essai est souvent longue (6 mois) et le préavis très court (2 semaines) qu’il soit initié par l’employeur ou l’employé.

Donc, une sécurité de l’emploi plus faible qu’en France ce qui a aussi ses avantages puisque cela offre une certaine flexibilité à l’employeur qui ne prend pas forcement de risque en embauchant quelqu’un. Et cela est valable des deux côtés, un employé qui voudra changer de boite n’aura pas à subir une longue période de préavis qui est souvent une contrainte pour le nouvel employeur.

Horaires, rythme de travail et vacances

Finit les 5 semaines de vacances, adieu les RTT… au Canada, en général, quand l’on débute c’est 2 semaines de vacances par an. Après plusieurs années d’expérience, cela peut monter jusqu’à 4 semaines par an. Il n’y a pas forcement de contraintes pour l’employeur donc le nombre de vacances peut varier d’une entreprise à une autre pour un poste équivalent. Toujours est-il que le nombre de jours de vacances est beaucoup plus faible qu’en France, sachant qu’en tant qu’expatrié, les 2 semaines de vacances seront probablement dédiées pour retourner au pays voir la famille et les amis.

Donc peu de vacances mais heureusement il y a une contre-partie : au Canada le rythme du travail est plus cool. La pause café n’existe pas (ou peu), la pause déjeuner ne s’éternise pas mais les journées sont plus courtes, à 16h30 les bureaux sont déjà presque vides et faire des heures supp c’est généralement considéré comme un manque d’organisation.

A lire : Le temps de travail et les congés

Salaire et impôts

Au Canada, le salaire est versé toutes les 2 semaines, un avantage pour ceux qui ont du mal à gérer le budget. Le salaire minimum est équivalent au SMIC Français si l’on met les deux pays à égalité en terme de coût de la vie (voir aussi : Le coût de la vie), tout en sachant que ce dernier est plus faible au Canada.

On apprécie cependant grandement le prélèvement des impôts à la source (les impôts sur le salaire sont prélevés chaque 2 semaines), donc ce qui est crédité sur le compte est et reste au bénéficiaire : pas d’impôts à la fin de l’année, pas de taxe d’habitation, pas de redevance TV et à la fin de l’année vous recevrez surement même de l’argent grâce au crédit d’impôt (par exemple, un abonnement aux transports en commun ou sportif permettent de recevoir un crédit d’impôt).

Pour estimer ses impôts en fonction du salaire, voir le site Planiguide (les impôts du Québec et Fédéral se cumulent)

Retraite

Partir au Québec c’est aussi perdre une partie de sa retraite en France, il faut donc bien se renseigner sur ce que l’on perd ou gagne en fonction de la durée d’expatriation (définitive ou non).

Un accord entre la France et le Québec permet de comptabiliser les trimestres en France lorsque l’on travaille au Québec. Cependant, pour cotiser ces trimestres (part sécu et part complémentaire) cela coûte très cher (et oui, il faudra payer la part salariée et employeur) et ne vaut donc pas forcement la peine de le faire.

Quelques sites pour se renseigner et estimer le coût pour conserver sa retraite en France :

A lire aussi : http://vivrealetranger.studyrama.com/article.php3?id_article=694

La retraite au Québec est très faible et l’obtenir impose de nombreuses conditions.

Pour plus de renseignements : http://www.immigrantquebec.com/vie-quotidienne/retraite

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A propos Yohann

Expatrié à Montréal depuis juin 2012, je partage mon expérience et mes conseils avec celles et ceux qui vivent ou qui envisagent de vivre et travailler, temporairement ou de façon permanente, à Montréal et, plus généralement, au Québec, province francophone du Canada.